Franck Signorino
"Nantes, pour franchir un palier"


      Nantes, le 22 juin 2005. Arrivé en début d'après-midi, mardi, et après avoir satisfait aux tests du Cybex, Franck Signorino a rencontré les médias nantais. Pour le nouveau défenseur nantais qui portera le numéro 3, son engagement avec la Maison Jaune doit lui permettre de franchir un palier.


      Dans quel état d'esprit es-tu ?
Franck Signorino : Je suis ravi, comme tout joueur qui signe un contrat avec un nouveau club. Je pense que tout le monde est content.

      Tu avais plusieurs contacts alors pourquoi avoir choisi Nantes ?
Franck Signorino : C'est vrai, notamment avec Nice et Marseille mais Nantes s'est montré le plus concret. Je n'ai jamais eu d'appel de la part de Nice et pour Marseille, c'était surtout lié au départ là-bas de mon entraîneur. Il souhaitait me faire venir mais cela semblait compliqué. Il m'a d'abord demandé d'attendre mais après ma signature, il m'a félicité et m'a dit que c'était un bon choix sportif dans ma carrière. Nantes a été très clair et voulait vraiment me faire venir. Ici, je vais franchir un palier avec des objectifs très concrets.

      La pression autour du club ne t'a-t-elle pas influencé ?
Franck Signorino : C'est un ensemble de choses qui m'a fait venir à Nantes. Le stade avec 36 000 personnes possibles, le nombre de maillots dans les tribunes, la ferveur du kop... Pour le reste, je ne fais attention qu'au terrain. Si je suis mauvais, ce ne sera pas la faute de la direction mais la mienne.

      Tu as parlé de palier ?
Franck Signorino : A l'exception de cette saison, Nantes est régulièrement dans le haut du tableau. Avec Metz, on avait pris l'habitude de lutter pour le maintien qu'on devait obtenir à l'avant-dernière journée. Nantes me permet de franchir un nouveau palier au classement et peut-être de jouer de nouvelles compétition comme la Coupe Intertoto ou la Coupe d'Europe. La saison passée du FCNA était un accident. Cette équipe vaut mieux. Certains joueurs ont participé au titre de 2001 et d'autres sont de grands espoirs, pistés par les plus grands clubs. Et pour preuve que j'y crois, c'est que j'ai signé quatre ans !

      Ton jeu s'inscrit-il dans le jeu pratiqué ici ?
Franck Signorino : Le jeu nantais est reconnu partout en France. Maintenant, je ne sais pas s'il est encore présent. Mais je suis sûr que c'est une équipe qui joue très bien au ballon. Nantes se donne les moyens en gardant l'équipe en place - je pense à des joueurs comme Toulalan, Fae et bien d'autres - et apporte trois ou quatre recrues. L'équipe est compétitive. J'espère apporter. Mes principales qualités sont la vitesse et ma capacité de contre-attaque.

      Ne crains-tu pas la concurrence ?
Franck Signorino : Dans chaque club, il faut se faire sa place. Je devrais gagner ma place sur le terrain. Je n'ai aucun souci avec ça.

      Quel souvenir gardes-tu du dernier match de la saison, Nantes - Metz ?
Franck Signorino : Je sais que ça ne va pas plaire ici mais on ne méritait pas de perdre. Mais la réaction des Nantais - et le fait qu'on soit nous aussi maintenus -... le hasard fait bien les choses. Mais je n'aime pas perdre.

Propos recueillis par F.C.

     Pourquoi ce choix de Franck Signorino ?
Robert Budzynski : D'abord, c'est un défenseur. Même si nous avons terminé cinquième défense du championnat, nous avons manqué de défenseur dans l'âme. Nous avons été trop collectif, nous nous sommes trop réfugié dans le collectif. Cela nous a d'ailleurs amené à apporter quelques modifications dans le travail à la formation pour marier le collectif et l'intervention individuelle.