Franck Signorino : la tête et les jambes
  
    Franck Signorino est l’un des joueurs les plus réguliers du FC Metz depuis le début de la saison. Il revient pour le site officiel sur l’actualité des Grenats et évoque l’avenir, entre rêve de sélection chez les espoirs et études universitaires.
    
Revenons pour commencer sur la rencontre de St Etienne. Ce match nul te laisse-t-il quelques regrets ?
Franck Signorino : «Des regrets, c’est certain parce que je pense que nous avons eu les occasions les plus franches. Nous avons ouvert la marque avant de nous faire égaliser sur un but évitable. Mais si on nous avait dit que l’on aurait pris un point avant le début de la rencontre je pense que l’on aurait signé quand même.»

A quoi imputer cette égalisation stéphanoise ? A un manque de concentration ?
F.S. : «Certainement, nous étions encore sur le but que nous venions de marquer. Tenir cinq ou dix minutes sur ce score nous aurait peut-être permis de maintenir ce résultat plus facilement. Mais c’est peut-être inconsciemment que nous nous sommes relâchés.»

Lors de cette rencontre tu as reçu un avertissement qui te privera de la rencontre à Nantes…
F.S. : «Je pense que la faute aurait pu être évitée. Par contre, j’aurais pu également prendre un rouge par la suite pour un tacle sur lequel je me suis un peu emporté et l’arbitre a été plutôt sympa. Je suis évidemment déçu de ne pas pouvoir jouer contre Nantes. Un quart de finale de Coupe de la Ligue ça ne se joue pas tous les ans. La priorité reste le championnat et j’essayerai de me rattraper lors de la demi-finale (rires).»

Samedi vous serez de retour à St Symphorien pour affronter Clermont. Crois-tu Metz capable de finir la saison sur un sans-faute à domicile ?
F.S. : «On fera tout pour faire un sans-faute à domicile mais nous ne sommes pas à l’abri d’une mauvaise surprise. Déjà contre Niort nous étions tout prêt de nous faire surprendre. On peut passer à côté d’un match, être victimes de l’arbitrage ou tout simplement d’un manque de réussite. Il va falloir compter sur les matches à l’extérieur pour en gagner un ou deux et se laisser un peu de marge.»

As-tu été surpris de la victoire de Clermont à Laval ce week-end ?
F.S. : «Selon les statistiques, Clermont était l’une des plus mauvaises équipes à l’extérieur. Mais d’un autre côté depuis le début du championnat les surprises se succèdent. Peut-être qu’ils viendront plus relâchés à Metz après cette victoire…On ne sait jamais.»

Après la défaite du match aller, aborderez-vous cette rencontre avec un esprit de revanche ?
F.S. : «L’esprit de revanche est là. Au match aller nous étions vraiment passés à côté sur le plan collectif. Personnellement aussi je pense avoir fait mon plus mauvais match de la saison là-haut. Je revenais de blessure et je manquais de rythme. Le sentiment de revanche sera également personnel.»

Sur le plan personnel, ta saison est plutôt positive. Penses-tu encore à l’équipe de France espoir ?
F.S. : «L’équipe de France je n’y pense plus trop en ce moment. Je sais que Raymond Domenech (le sélectionneur national des espoirs, ndlr) fait essentiellement appel à des joueurs de Ligue 1. Je suis en Ligue 2 et je me préoccupe de mes matches et de mon équipe. Mon objectif chez les Bleus reste les Jeux Olympiques de 2004. J’ai le temps de m’y préparer et de jouer avec le FC Metz d’ici là en espérant que le sélectionneur fasse appel à moi.»

Tu étais l’un des rares joueurs du FC Metz à tenter de poursuivre un cycle d’étude en même temps que ton métier. Parviens-tu encore à jongler avec ces deux activités ?
F.S. : «Le mois de janvier a été très difficile du fait des huit matches en 24 jours. Je n’ai pas pu aller en cours. Je vais faire une demande de dérogation pour prolonger mon cycle d’études. Je n’ai pas envie de lâcher maintenant car je sais que ce sera encore plus difficile de reprendre par la suite. Je veux aller jusqu’au bout, ce sera intéressant d’avoir ce diplôme une fois ma carrière terminée.»


25/02/2003 | Propos recueillis par J.G.