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Sochaux,
partenaire particulier
Dimanche, Messins et Sochaliens ont rendez-vous pour la
troisième fois de la saison. Et les Grenats n’ont pas
l’intention de mordre la poussière, comme souvent ces
dernières années.
Affronter
Sochaux est devenu un problème épineux pour les Grenats.
Même s’ils évitent de s’en faire une montagne,
le cas sochalien leur cause bien des soucis. C’est bien simple,
depuis leur remontée en Ligue 1, il y a un an et demi, ils
n’ont jamais battu les Doubistes. Pourtant, les
opportunités n’ont pas manqué. Trois fois en
championnat, une fois en Coupe de France, et toujours la même
rengaine… Bien que, cette saison, les Lorrains ont obtenu le
partage des points lors du match aller (0-0), en octobre. Le dernier
succès du FC Metz contre les Lionceaux (2-0) date du 23 mars
2002 : deux buts signés Christophe Bastien et Gérald
Baticle. Trois ans, déjà…
Alors
Sochaux,
bête noire du FC Metz ? « Il
y a pas mal
d’équipes que nous n’avons pas battu depuis notre
retour en Ligue 1 », observe Franck Signorino, qui se
refuse
d’employer le terme, pour ne pas entamer le capital-confiance des
siens avant le déplacement au stade Bonal, dimanche. «
Chaque match livré
aux Sochaliens a été ouvert,
avec de nombreuses occasions de part et d’autres »,
se
souvient le défenseur messin, suspendu pour cette nouvelle
confrontation. Au cours de ces duels portés vers
l’offensive, les Lorrains ont rarement
démérité. Seule la réussite leur a fait
défaut. Exemple récent : l’élimination en
Coupe de France, il y a dix jours. Malgré de nombreuses
tentatives, Grégory Proment et ses coéquipiers ont fait
chou blanc. Et Santos est passé par là…
«
Malheureusement pour
nous, ils ont le brin d’expérience
dont nous sommes dépourvus qui leur permet d’être
plus sereins, de mieux contrôler une rencontre »,
estime
Stéphane Borbiconi, qui a hâte de mettre un terme à
la série en cours. Une série à laquelle les
Lorrains ajoutent la demi-finale de Coupe de la Ligue en 2003. Au bout
de cent vingt minutes et de nombreux rebondissement, les Sochaliens
avaient privé les Messins d’un voyage au Stade de France
(3- 2 a .p.). Ce jour-là, Jean Fernandez rendait visite à
son ancien club pour la première fois, avec la ferme
détermination de lui jouer un vilain tour. En vain.
Aujourd’hui, l’entraîneur messin aborde ce
rendez-vous comme les autres, avec l’envie de réaliser la
meilleure prestation possible. Ses joueurs, aussi. « Entre nous,
on se dit que le coach est déçu, glisse Borbiconi.
Ne pas
avoir encore battu Sochaux doit être frustrant pour lui.
»
La bonne passe
actuelle incite les Grenats, invaincus depuis trois rencontres,
à l’optimisme. Qu’ils affrontent Sochaux ou un autre
! « Chaque match a sa
vérité, lance Franck
Signorino. Dimanche, il sera
nécessaire d’être
encore plus vigilants qu’en Coupe pour éviter toute
frustration. »
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