Signorino : "En quittant Metz pour Nantes, je franchis un palier."

 

    Franck Signorino a suivi, hier, son premier entraînement sous les couleurs jaune et verte. Une entrée en matière tranquille pour l'ancien messin qui s'avoue très confiant concernant la nouvelle saison.

    Sa petite tête blonde n'est pas passée inaperçue. Dès son arrivée à la Jonelière, Franck Signorino a pu vérifier que sa côte de popularité était plutôt positive auprès des quelques supporters du FCNA présents sur les bords de l'Erdre en cette semaine de rentrée des classes.   

    Lui a d'abord fait connaissance avec ses nouveaux coéquipiers. Une véritable découverte pour l'ancien de la maison grenat, lequel a avoué ne pas connaître un seul de ses nouveaux partenaires. "Le Fc Nantes est l'un des seuls clubs où je ne connais personne, a-t-il confessé le sourire en coin. Le seul que j'avais côtoyé en sélection c'était Hassan (Ahamada), mais il n'est plus là." Qu'importe le néo-Nantais ne devrait pas mettre bien longtemps à sympathiser. En tout cas, cela ne l'inquiète pas plus que ça.

    Franck Signorino se veut un homme avant tout heureux. Heureux d'avoir rejoint un club, le FCNA, dont il est persuadé qu'il le fera progressé. "Je suis ravi, insiste-t-il en effet. Comme tout joueur qui vient de signer dans le club où il voulait se retrouver. "

    Pourtant le talentueux latéral gauche aurait pu prendre une autre direction que celle de la Loire-Atlantique. "On a parlé de Nice et de Marseille également, confirme-t-il. Marseille a notamment été évoqué par rapport à l'arrivée de mon ancien coach (Jean Fernandez) avec qui j'entretiens un réelle complicité. Mais j'étais dans l'attente concernant l'OM. A Nantes, en revanche, c'était du concret. J'ai vraiment senti une envie de me faire venir."


    "Cette 17e place est un accident". Aujourd'hui, Franck Signorino ne cache pas sa satisfaction d'avoir endossé les couleurs jaune et verte. "Pour moi en quittant Metz pour Nantes, je franchis un palier, estime-t-il. Bien sûr, certains supporters messins ne comprennent pas ma décision, arguant du fait que le FCNA a terminé derrière le FC Metz lors du denrier exercice. Mais, à part cette dernière saison,, Nantes joue la première partie du tableau et participe régulièrement à la coupe d'Europe." D'ailleurs l'ancien Lorrain a vité été conforté dans son choix. "Dans un premier temps, Jean Fernandez me demandait d'attendre, explique-t-il. Logique!Mais, une fois que j'ai eu signé, il m'a téléphoné pour me dire que j'avais fait le bon choix. Que mon plan de carrière était bon. Et que j'allais progresser ici."
   
    Censé succédé au Colombien Alexander Viveros sur le flanc gauche de la défense nantaise, Franck Signorino se veut donc confiant. Pour lui, le parcours catastrophique des Canaris qui a bien failli leur côuter leur place parmi l'élite n'est qu'un "accident  de parcours". Et celui-ci d'insister : "Ici à Nantes, il ya de très bons jeunes joueurs comme Toulalan et Fae. Il y a également des joueurs d'expérience tels Da Rocha, Salvinaud ou Delhommeau qui ont tous participé au titre de 2001. Sans compter Mickaël Landreau qui est l'un des trois meilleurs gardiens de l'Hexagone. Rien que tout ça montre qu'on est au dessus de Metz. Et, surtout, que le FCNA vaut mieux que cette 17e place."


    Toujours est-il que les dirigeants et le staff nantais avaient à coeur d'apporter certaines modifications. La venue du latéral messin s'inscrit d'ailleurs dans ce sens, comme le confirme Robert Budzynski. : "On manquait de défenseurs dans l'âme. On voulait plus d'intervenants, plutôt que des garçons qui se réfugient derrière le collectif. Maintenant, Franck a également des progrès à faire devant au niveau efficacité.  Mais ce sans perdre ses qualités défensives pour lesquelles on est allé le chercher."

    Le principal interessé n'attend que ça. N'a t-il pas dit, lui même, qu'il venait pour franchir un palier?


Olivier Angibaud

 
Extrait journal local nantais Presse-Océan, 22/06/2205