Signorino, parti pour vous séduire



    Les dirigeants du FCNA ont choisi le messin Franck Signorino pour pallier le défection de Viveros. Un choix logique au vu de ses nombreuses qualités.


    En faisant signer Franck Signorino pour une durée de quatre ans, le FCNA ne s'est pas seulement attaché les services d'un arrière gauche en devenir, il a aussi recruté le chouchou du public lorrain. " Je pars avec le sentiment du devoir accompli, explique-t-il. On a réussi notre mission malgré des moyens limités. Pour poursuivre ma progression, je me devais de quitter Metz." Longtemps hésitant à délaisser son club formateur, Signorino a définitevement tranché à la suite du départ de Jean Fernandez. "Il était parvenu à tirer la quintessence du groupe, confie-t-il. Il comptait sur moi et j'essayais de le lui rendre sur le terrain. S'il était resté, je me serais posé d'avantage de questions. Ca a clairement fait pencher la balance." S'il compte actuellement 111 apparitions au sein de l'élite, Signorino possède déjà un énorme vécu. Rompu aux saisons aux dénouements incertains, il n'a jamais fui les responsabilités et s'est imposé comme l'un des moteurs de l'équipe messine. "Je ne suis pas très expansif, je prefère agir sur le terrain, déclare-t-il. Je me situe davantage dans un rôle d'intermédaire entre les différentes générations." Depuis la trêve hivernale, Franck Signorino a développé une nouvelle facette de son jeu : plus offensif, plus technique, le défenseur gauche n'a cessé de s'affirmer. " Je perds moins de ballons et je suis plus à l'aise balle au pied. Je demande que le jeu passe par moi, estime-t-il. Je vais également plus vite dans les enchaînements contrôle-passe et je peux ainsi trouver plus vite des solutions pour transmettre le ballon. J'utilise moins la force physique désormais..."

Progrès constants


     Un épanouissement qui s'est matérialisé par un premier but en professionnel face à Paris lors de l'avant dernière journée de championnat (3-2 pour Metz). Une volée du gauche, qui le laisse encore rêveur. "Cela reste un souvenir extraordinaire. En plus ce n'était pas un but de raccroc." Une réalisation qui ne masque néanmoins pas certaines faiblesses : "J'ai les réflexes d'un défenseur, je fais avant tout ce que le coach me demande : déborder et centrer.  Dans la surface, il faut encore que je progresse et notamment du pied droit", avoue-t-il. Le natif de Nogent-sur-Marne vient à Nantes pour franchir un palier et s'installer dans la durée. Si la tâche de remplacer Viveros ne paraît pas insurmontable, loin de là, il lui faudra un temps d'adaptation pour affiner ses automatismes avec Imed Mhadhbi, autre recrue, sur le flanc gauche nantais.

       Signorino compte bien continuer sur la lancée de la fin de saison 2004-2005, où il a enchaîné les performances de premier ordre. "Ces six derniers mois, j'ai conscience d'avoir franchi un cap aussi bien technique que psychologique."
      En tout cas son départ laisse beaucoup de regrets chez ses anciens coéquipiers. "Son départ est vraiment ch..., déclare Stéphane Borbiconi. Il nous apportait beaucoup, aussi bien défensivement qu'offensivement. C'est un joueur qui se bat toutjours, c'est essentiel dans une équipe." Même son de cloche du côté du capitaine "grenat" Gregory Proment, qui se veut fataliste. "C'est un très bon joueur qui nous manquera mais on se doit de continuer à avancer."

Ignazio Genuardi

 
Extrait du numéro 50 de But Nantes, le 16/06/05

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Obraniak : "Il ne cesse de progresser"

 

    Le milieu gauche messin vous présente son ex-acolyte


    But Nantes : Ludovic, pourriez-vous nous présenter Franck Signorino?

 Ludovic Obraniak : Franck Signorino est né à Nogent-sur-Marne dans un quartier bourgeois. Il mesure 1,76m - pour être gentil avec lui (rires) - et pèse 66 kilos. Il est gaucher et évolue au poste d'arrière. après être passé par l'INF Clairefontaine, il est arrivé au centre de formation du Fc Metz. Il a pas mal galéré avant de devenir professionnel. Il pensait même que son avenir était compromis jusqu'à l'arrivée de Gilbert Gress. C'est ce dernier qui l'a fait jouer son premier match en Ligue 1 contre Lyon. Il avait devant lui Sidney Govou et s'en est bien sorti. Depuis, il ne cesse de progresser au point d'être devenu un élément incontournable du Fc Metz. Je ne le connaissais pas du tout et j'ai appris à le faire lorsqu'il a intégré le groupe pro. On a de bonnes affinités sur et en dehors du terrain. D'ailleurs, on se voit régulièrement. Il ne se prend pas la tête et j'aime rire avec lui, c'est quelqu'un de sympa.

    Quelles sont ses qualités?

   C'est quelqu'un de vrai, il n'est pas hypocrite. S'il a quelque chose à dire, il le dira. Il est gentil, généreux et possède une volonté à toute épreuve.

    Et ses défauts?

  C'est quelqu'un de très susceptible qui chambre tout le temps mais qui n'aime pas qu'on lui fasse une remarque.

    Quelles qualités lui trouvez-vous en tant que joueur?

  Il en a beaucoup : il va vite, est vif, endurant et a fait beaucoup de progrès au niveau technique.

    Ses défauts?

   (Il rit) C'est un spécialiste du centre derrière le but ! Je crois qu'il doit avoir un amis derrière les tribunes à qui il envoie les ballons. Mais avec un peu plus de lucidité, il serait meilleur dans cet exercice.

     Quels sont ses objectifs dans la vie?

    Evoluer dans un club plus huppé et fonder une famille. Il est très famille.

    Une mésaventure ou une anecdote qui vous  ou qui lui est arrivée?

   Sa dernière interview dans " Le Feu Sacré" (ndlr : le magazine du Fc Metz), où il dit notamment qu'il écoute Marie Laforêt

Recueilli par Nourdine IDIR, à Metz


Extrait du numéro 50 de But Nantes, le 16/06/05