Franck Signorino : " Seul m'importe le présent "

   
   
Revenu de sa première sélection espoirs, Franck Signorino ne veut pas se hâter. Avant de songer à son destin tricolore, il s'intéresse à l'avenir immédiat des Grenats.

 
    Premières impressions en bleu ?

    "C'était une découverte. De l'aéroport au terrain, j'ai tout découvert. La remise des équipements, avec le maillot frappé du coq, a été une grande fierté."

 
    En plus, il y a eu la victoire (2-1) !

    "Oui, nous avons bien usé les Islandais en première mi-temps."
 

    Un jugement sur votre prestation ?

    "N'ayant pas évolué dans mon rôle habituel (milieu gauche), je me suis d'abord appliqué à bien défendre. Mais je connaissais ce poste, Jean Fernandez me l'avait confié en fin de préparation."

 
    Qu'avez-vous pensé du niveau de jeu ?

    "Moins physique qu'en Ligue 2, avec plus d'espaces."
 

    Le réaction de Raymond Domenech, le sélectionneur ?

    "Il m'a serré la main en partant et m'a dit à bientôt."
 

    Mesurez-vous le chemin parcouru depuis votre entrée chez les pros ?

    "Je réalise, oui. Quand j'ai intégré l'effectif professionnel, j'espérais seulement bien me comporter à l'entraînement."

 
    Et aujourd'hui, vous voilà en train de rêver aux JO avec l'équipe de France...

    "Les JO, ça arrive une fois dans sa vie, mais j'en suis loin. Il faut d'abord se qualifier pour les championnats d'Europe, puis atteindre les demi-finales et surtout que tout se passe bien pour moi. Je n'y pense pas trop, la route est longue. Seul m'importe le présent."

 
    Justement, la réception de Lorient peut-elle aider à effacer le traumatisme du printemps dernier ?

    "Nous sommes en Ligue 2 pour un an et ce n'est pas sur un match que l'on arrivera à tout effacer. Mais l'objectif, oui, est de s'imposer."
 

    Un succès et Metz serait installé sur de bons rails ?

    "Dans notre position, chaque rencontre est importante, car nous sommes attendus partout. Lorient ou un autre, il nous faut gagner. Surtout à domicile !"

 
    En tant que défenseur, comment analysez-vous les trois buts encaissés à Toulouse ?

    "Je remarque qu'en deux matches et demi, nos adversaires ne s'étaient créé aucune occasion franche. Gueugnon et Reims ne se sont jamais trouvés en position de frapper au but, comme Toulouse en première mi-temps... La qualité des joueurs n'est donc pas à remettre en cause."

 
    A titre personnel, devenu international, vous sentez-vous des responsabilités nouvelles ?

    "Je vais sans doute être plus médiatisé, mais je n'ai pas attendu d'être sélectionné pour tenir ma place sur le terrain ou assumer mes responsabilités. Ca ne change rien à mon état d'esprit."