|
Franck
Signorino : "Je suis plus serein"
Le
latéral
messin aborde la saison avec un moral tout neuf.
Débarassé de ses ennuis physiques et plus fort dans sa
tête. Entretien lors du stage de Weiskirchen.
Franck,
en fin
de saison dernière vous symbolisez le renouveau messin : une
montée en puissance après des débuts difficiles.
Comment se présente ce nouvel exercice?
Contrairement
à la saison précédente, j'ai pu reprendre
normalement, débarassé de mes problèmes physiques,
de cette douleur récurrente. Il y a un an, j'avais beaucoup
perdu au plan musculaire, je n'étais pas bien et la bévue
lors du premier match contre Ajaccio n'a rien arrangé. Je suis
quelqu'un d'anxieux, de perfectionniste, alors j'ai fait comme un
blocage, j'étais perturbé psychologiquement pendant 4
à 5 mois. Toujours cette peur de refaire la même
connerie...Là, même le coach me trouve plus
affûté, j'entame cette nouvelle saison plus sereinement.
Pour en revenir
au printemps dernier, on vous a senti plus posé dans votre jeu,
moin fougueux. Vous avez effectué un travail sur vous-même?
Le
problème était surtout dans la tête.
Déjà à Clairefontaine, on m'avait dit que je
n'étais pas assez fort techniquement, que j'étais bon
pour le CFA ou pour le National. Il fallait en quelque sorte un miracle
pour que j'arrive où j'en suis avec ce parcours atypique. Je
m'étais déjà préparé à
retourner dans la région parisienne, à trouver un club de
CFA, à faire un cursus universitaire. Et puis s'est
présentée cette aubaine (NDLR
: Gilbert Gress a fait appel à lui avant Lyon en février
2002). J'ai joué à fond les 10 matches qui se
sont présentés à moi, avec mon explosivité,
mon état d'esprit. En fin de compte, j'ai décroché
un contrat de 3 ans et j'ai travaillé.
Vous avez le
sentiment d'avoir franchi un palier?
J'ai
d'abord été ralenti dans ma progression à cause de
mes ennuis physiques, ensuite quand la machine a été
relancée, j'ai suivi et passé ce cap. Mais attention, il
me reste des progrès à faire, car je dois mieux finir mes
actions.
Le système
en 4-4-2 a semblé vous stabiliser...
Il y a
plus d'appuis. En 3-5-2, on récupère le ballon plus bas,
d'où souvent un manque de lucidité et un déchet
suprérieur en bout d'effort.
"Nous incarnons
peut-être la relève que le public attend"
déclariez-vous en mai dernier. Le projet continue de prendre
forme?
L'incorporation
de tous ces jeunes a été un coup de poker, nous sommes
une bande de potes et je pense que les automatismes se verront encore
davantage cette saison avec un peu plus de maturité et
d'expérience. J'ajouterai que Greg Proment est enfin
débarassé de ses soucis, que nous avons trouvé une
charnière centrale avec Meniri et Borbiconi, et cela
après beaucoup de changements dans ce secteur. Il y a plus de
stabilité dans le groupe. Notre championnat ne sera
peut-être pas meilleur, car on ne sait jamais ce qui peut
arriver, mais moins chaotique certainement.
Que vous inspire
le début de saison avec beaucoup de grosses cylindrées au
programme?
Difficile,
évidemment. On se dit que si on réussit à bien
s'en sortir, on pourra envisager la suite avec un peu plus de confort,
obtenir le maintien plus rapidement pour ensuite assurer quelque chose
si on peut. Plus encore que les saisons précédentes, ce
début de championnat va conditionner la suite.
Pierre HONNERT

|