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Je ne peux pas être plus heureux »
A
l’approche du déplacement à Nantes, il était
logique que nous nous tournions vers le plus Messin des Canaris. Le
corps à l’Ouest mais le cœur encore quelque peu
à Metz, Franck Signorino nous a répondu.

Curieux clin d’œil de l’histoire, c’est depuis
les Sables d’Olonne que l’ancien latéral gauche des
Grenats a décroché son portable. Les hommes de Serge Le
Dizet y passent la semaine qui précède le match de Metz,
comme la saison dernière mais dans des conditions radicalement
différentes. Le stage de préparation effectué cet
été avait été perturbé par
l’absence de joueurs internationaux. C’est pourquoi le
staff nantais a décidé de renouveler
l’expérience, la venue de Metz constituant un symbole fort
pour l’histoire de ce groupe naissant.
Franck, comment se
passe votre intégration à Nantes ?
Franck Signorino : Je ne
peux pas être plus heureux. J’ai été
très bien accueilli, mes coéquipiers m’ont
immédiatement intégré à
l’équipe. J’ai découvert un groupe
homogène et très lié de par l’épreuve
vécue la saison passée. L’état
d’esprit y est excellent et cela a également
accéléré mon intégration sur le terrain.
Justement,
votre rôle diffère t-il de celui que vous teniez à
Metz ?
F.S. : Fondamentalement, il
n’y a pas de différence. Nous évoluons à
quatre derrière et il y a souvent un milieu de terrain devant
moi sur mon côté. Par contre, je suis plus
régulièrement amené à négocier des
phases offensives. A Metz, nous avions une attitude beaucoup plus
défensive et nous procédions par contres. Ici, notre
possession de balle est supérieure et nous jouons beaucoup sur
les dédoublements de passes. Durant mes six derniers mois en
Moselle, on m’a souvent dit que j’avais fait des
progrès sur le plan offensif. J’en suis parti pour
franchir un palier à ce niveau. Pour l’instant, ce que je
vis correspond à ce que j’attendais.
Vous
attendiez vous à un tel démarrage (deux victoires en deux
matches) cette saison ?
F.S. : Dans
l’ensemble, notre bilan est satisfaisant. Nous avons
été surpris du déroulement de la rencontre face
à Lens (ndlr : Nantes a rapidement mené
deux-zéro). Nous savions que c’était une grosse
équipe, ce qu’elle a prouvé ensuite en
étrillant Auxerre. De plus, nous restions sur des matches
amicaux en demi-teinte et la presse commençait à grincer
des dents. A Rennes, le match s’est déroulé dans un
contexte particulier puisque c’est un derby. Il y a eu quelques
frictions via les journaux et les Bretons voulaient montrer,
après avoir effectué une meilleure saison que Nantes,
qu’ils étaient passés devant. Face à
Ajaccio, nous sommes tombés contre un véritable mur
défensif. Nous n’avons pas su créer les
décalages et nous nous sommes fait prendre assez naïvement.
Quant à Nice, notre seconde période était
satisfaisante. Ce sera un bon point si nous remportons notre prochaine
rencontre à domicile…
Ce
ne sera pas une tâche facile, évidemment. Êtes-vous
en contact avec vos anciens coéquipiers ?
F.S. : J’ai
régulièrement Samuel Allegro au téléphone,
ainsi que Franck Béria, Ludovic Obraniak ou Sébastien
Renouard. Je garde le contact, bien sûr, tout comme avec David
Carré que j’ai connu avant d’être
professionnel. Le calendrier a voulu que nous rencontrions Metz
dès le mois d’Août. Ce n’est pas plus mal,
même si j’aurais préféré retourner en
Lorraine à une autre période (le match retour aura lieu
le 21 janvier) ! En tous cas, je suis très heureux
d’accueillir mes potes à la Beaujoire.
Quel
regard portez-vous sur les infrastructures du FC Nantes et sur la
région ?
F.S. : La Jonelière
est un « petit Clairefontaine ». Les conditions sont
optimales pour s’entraîner. Il y a une forêt
où l’on peut courir, des terrains verts et
synthétiques. Quant au stade, il est superbe : couvert, 40 000
places et une pelouse extra. Concernant la ville de Nantes, la vie y
est très agréable. En sortant du centre ville, on se
retrouve vite dans des espaces plus calmes et spacieux. A ce niveau,
cela ressemble un peu à Metz, toutes proportions gardées
puisque Nantes est la sixième plus grande ville de France. Je ne
suis pas trop dépaysé.
Pour
finir, avez-vous un message à passer aux joueurs messins ?
F.S. : Pas
spécialement. J’espère qu’ils ne nous
embêteront pas trop samedi prochain. A partir de dimanche, je
serai leur premier supporter. Je leur souhaite une bonne saison,
qu’ils réussissent leurs objectifs.
23/08/2005 | P.G.

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