Franck Signorino : "Plus d'affinités entre nous"

     

    Il vient à bientôt 23 ans de passer le cap des 50 matches de Ligue 1. Mais Franck Signorino ne s'octroie aucun statut, savourant plutôt le bonheur d'une joie de vivre ensemble qui carctérise le nouveau FcMetz

 

 Franck Signorino, savez-vous que vous venez de disputer contre Lyon votre cinquantième match de Ligue1?
    "J'ai lu ça, en effet et j'avais disputé le premier contre Lyon, déjà. Ca ne va pas au delà du clin d'oeil car beaucoup de joueurs atteignent ce nombre de matches qui ne correspond pas à un aboutissement. Pour l'instant, ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité des prestations."

    Ce premier cap ne permet-il pas toutefois de se considérer comme un joueur de Ligue1 à part entière?
    "Ce serait une erreur de se considérer, au bout d'à peine plus de deux ans (son premier match remonte à février 2002), comme un joueur rôdé à la Ligue 1. Si ça venait à s'arrêter du jour au lendemain, mon nom disparaîtrait rapidement des mémoires. je ne suis donc pas autorisé à réclamer le moindre statut."

    Même dans un groupe aussi jeune et aussi peu rompu au haut niveau, à quelques exceptions près?
    "Ma situation peut effectivement paraître ambiguë. De tous ceux de ma génération, j'ai intégré le groupe pro le premier et, de ceux qui ont connu la descente en Ligue 2, il ne reste que Greg Leca et Greg Proment. je suis donc un ancien dans l'équipe, et c'est une fierté de ne pas avoir été écarté, vu tous les chamboulements survenus dans l'effectif depuis 2002."

    Un dépassement de fonction ne vous tente pas?
    "Je n'ai pas l'âme d'un leadeur et je n'ai donc aucun rôle à l'intérieur du groupe. Je ne me vois pas aller apprendre le métier à des joueurs comme Caillet, Socrier et Pompière qui, s'ils découvrent la Ligue1, sont quand même plus âgés que moi! je suis loin de détenir la vérité, et ke m'exprime plus facilement par les actes que par la parole."

    Jean Fernandez a coutume de louer les qualités humaines de ses joueurs, qu'il place au-dessus des qualités sportives. Au quotidien, de l'intérieur, comment vivez-vous?
    "Très bien!L'entraîneur a façonné son groupe à son image : plus on avance avec lui, plus nous partageons sa vision des choses.Sur le terrain comme dans le vestiaire, il y a aujourd'hui plus d'affinités entre nous, la notion de clans s'estompe, il n'y a plus de frontières à l'intérieur des vestiaires."

    Entre les nouveaux, la plupart arrivés des niveaux inférieurs, et vous, les Messins, l'osmose s'est vite opérée. Pourquoi?
    "Déjà, par l'intelligence des joueurs arrivés de L2, du National, ou au chomâge, conscients de l'aubaine qui s'offre à eux. Ensuite, ceux qui étaient déjà là partagent tous l'envie de ne plus galérer comme la saison dernière, quand la lassitude avait entamé la cohésion du groupe. Après nos défaites contre Lille ou Toulouse, il n'y avait pas d'âme, pas d'envie ; rien, par un brin. Les objectifs personnels des anciens et des nouveaux mènent ainsi  à l'accomplissement d'une ambition collective."

    Au fond, compte tenu de ce que vous nous dites, est-il si étonnant de retrouver Metz dans le peloton de tête?
    "Vu le calendrier, on partait un peu dans l'inconnu. Finalement, nous sommes dans une bonne dynamique, c'est nettemetn plus sympa. mais nous avons aussi bénéficié d'un peu de réussite. Il faut voir où nous en serons après avoir rencontré Marseille, Bordeaux et Auxerre..."

    Justement, il faudra alors revoir revoir les ambitions à la hausse si vous êtes toujours devant après ces trois matches?
    "Non. Toute équipe connaît toujours un trou dans une saison. Il serait présomptueux, dans trois journées, d'envisager quoi que ce soit d'autre qu'un maintien amélioré, par rapport au maintien de la saison passée..."

Sylvain VILLAUME

Montée en puissance

Une prmeière sortie en demi-teinte, face à Nantes, suivies de deux prestations plus réussies, à Ajaccio puis devant Lyon. Pour Franck Signorino, l'été 2004 démarre mieux que l'été 2003, lorsqu'un terrible moment d'égarement provoquant la défait e messine, d'emblée contre Ajaccio l'avit miné de longues semaines. Cette fois,  l'affaire se présente mieux, pour lui comme pour son équipe : "Blessé, j'ai manqué la fin de la préparation, ne reprenant qu'à une semaine du premier match. Contre Nantes, j'étais donc en-dedans, mais je monte en puissance car je me sens de mieux en mieux physiquement. J'ai par exemple pris du plaisir face à Govou, que Jean Fernandez m'avait présenté comme le joueur le plus rapide le Ligue1!Pour l'instant, je m'attache d'abord à être irréprochable défensivement. Mais, avec la répétition des matches, les automatismes viendront naturelle:ent, je serai d'avantage présent dans les phases offensives." le tandem Signorino-Obraniak avait déjà pu donner un aperçu de sa complicité efficace en fin de saison dernière.