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   Franck Signorino a croisé la route de son ancien coéquipier Toifilou Maoulida. Un match dans le match.

 

      Un duel pas comme les autres. Forcément. Signorino dans le coin gauche, Maoulida dans le coin droit. Anciens frères d’armes : quelques mois sous le même maillot, avant que Toifilou ne prenne la direction de la Bretagne et de Rennes à l’issue de la saison écoulée. Franck, lui, a poursuivi son chemin en Lorraine, fidèle au FC Metz. Hier, les deux destins se sont croisés. Retrouvailles, salutations. Quelques mots dans les couloirs de Saint-Symphorien avant que chacun ne rejoigne son vestiaire, avec ce petit plus de motivation, pour l’un et l’autre, à l’idée d’en découdre avec un ancien partenaire.

    « C’était particulier pour moi », dira l’attaquant rennais à l’issue de la rencontre. « Francky, je le connais bien. Ça m’a fait plaisir de jouer, ici, contre lui. » Plaisir partagé… Mais sans concession aucune de la part du défenseur grenat. Les sentiments s’effacent devant l’adversité. Franck Signorino se souvenait suffisamment de son ancien coéquipier pour s’en méfier :  « Il utilise sa vitesse. Il décroche, fait de nombreux appels de balles. » A ce petit jeu, le Messin s’en est bien sorti. Coriace à souhait. Une qualité connue par Toifilou Maoulida lui-même : « Il est toujours aussi combatif et généreux dans ses efforts. » 

    Les spectateurs approuveront sans doute : jamais, hier soir, Franck Signorino ne s’est laissé prendre au piège. Maoulida n’a pas eu l’occasion de faire trembler les filets de Wimbée. Muselé par l’arrière gauche messin en première période, l’attaquant du Stade Rennais est bien allé tenter sa chance de l’autre côté du terrain. En vain. « Je pense avoir réussi à la tenir », estime justement Signorino.

    Satisfaction partielle. Maoulida est resté muet, mais Rennes est reparti avec le point du nul, privant le FC Metz de sa huitième victoire en championnat. « On perd un duel au premier poteau et Frei se retrouve avec le ballon, ça ne pardonne pas. C’est une déception, surtout si on voit notre première mi-temps. Maintenant, il faut regarder devant : il nous reste dix matches, dix matches de coupe », poursuit le défenseur grenat. D’autres duels en vue.