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Oui
à la gauche!
Franck
Signorino et Ludovic Obraniak ont joué les artificiers face au
PSG.
" Ces dernières semaines, on
louait notre complicité, mais nous n'étions pas
décisifs. Alors nous attendions ce match-là pour
concrétiser nos occasions." La révélation
est signée Franck Signorino, auteur d'un but d'anthologie contre
l'équipe qu'il supporte depuis sa prime jeunesse, avant que son
compère du couloir gauche, Ludovic Obraniak, ne double la mise
d'un maître coup franc.
Le défenseur messin a lancé les Grenats sur la bonne voie
d'une splendide reprise de volée. Il raconte : "Au départ, je remonte le ballon
que je donne à Greg (Proment), qui décale Seb (Renouard). Comme Franck (Béria) est resté derrière, je suis
monté à la ramasse. Et la balle est venue sur moi, je ne
me suis pas posé de question!" Soulageant un public
de Saint-Symphorien particulièrement tendu dans ce contexte de
course au maintien, Signorino a couru vers le banc de touche grenat
pour célébrer son oeuvre dans les bras de Samuel Allegro.
" A l'hôtel,
raconte le buteur lorrain, il y
avait deux ascenseurs. Sam m'a dit : si celui de gauche arrive le
premier, tu marques." Et devinez lequel est arrivé le
plus rapidement ? Pour son premier but en L1, Signorino a marqué
les esprits!
Puis Ludovic Obraniak s'est mis au diapason de son complice en
exécutant parfaitement un coup franc obtenu par Ruslan Pimenov. " A la Beckham ", se marre le
milieu mosellan. " En fait, c'est un
coup de chance, assure-t-il. Au
départ, je ne veux pas tirer là ; je veux l'enrouler au
deuxième poteau. A l'instinct, j'ai changé au dernier
moment. " Avec
succès. La détente de Lionnel Letizi était
inutile. Cette entame heureuse n'a pas empêché les Grenats
de connaître un passage à vide, frôlant même
le pire avant que Hervé Thum ne remette les Grenats dans le bon
sens. Sur la voie du maintien. Qui n'est toutefois pas assuré ce
matin. Il n'empêche. Ludovic Obraniak et Franck Signorino
savourent leur réussite. " Il
y avait tout dans ce match : de la joie, de la peur, de la souffrance,
résumé le premier. Beaucoup
de sentiments se sont mêlés. Ce match restera un
très bon souvenir pour moi." Quand au second, il n'a pas
l'habitude : " Ce but, c'est un
rêve qui se réalise !"

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