Franck Signorino : "Une réaction d'orgueil"


     Très en vue dans son couloir gauche samedi soir, le défenseur messin sera définitivement rassuré quand son équipe comptera trois points de plus. En attendant, Franck Signorino respire.
 

         Franck Signorino, Metz a frôlé le pire face à Istres…

         « Cette victoire constitue avant tout un soulagement. Ce résultat se situe dans une certaine continuité après celui obtenu à Caen, même si dans la qualité de jeu, nous n’avons pas été à la hauteur. Mais nous avons affiché une grosse solidarité, nous n’avons rien lâché. »

 
        Vous avez eu le mérite d’y croire après le but de Moussa N’Diaye…

          « La saison dernière, on aurait subi les événements. Là, on a su réagir. Ça me rappelle certains matches en Ligue 2, contre Clermont ou Niort, qu’on avait remporté sur la fin. On montre ainsi à nos adversaires qu’ils doivent compter avec nous. »

 
           A quoi vous êtes-vous raccrochés à quelques minutes de la fin ?

          « On a provoqué la réussite. Avant son deuxième but, Hervé (Tum) a déjà une belle occasion. Nous avons eu une réaction d’orgueil, notamment vis-à-vis du public qui nous a sifflé. »


           Sur l’instant, vous pensez à quoi ?

          « Personne n’a remonté les troupes. Chacun a réagi de lui-même. Hervé a donné de la voix, Greg Proment a remonté le terrain. Et on a joué notre va-tout. On était quatre dans la surface de réparation au moment du but, cela prouve qu’on y croyait. »
 

         La victoire à Caen vous a donné du  baume au cœur. Assez, en tout cas, pour renouer avec le succès à domicile…

          « Des petits détails font la différence. Lors de nos trois défaites d’affilées contre Sochaux, Bastia et Toulouse, on ne donnait pas l’image d’un groupe organisé. Chacun apportait sa pierre à l’édifice, mais de façon désorganisée. Contre Istres, le groupe a été très soudé. Un symbole : personne n’a tenu rigueur à Jean-Philippe (Caillet) de son erreur. On était triste pour lui. Et quand Hervé a marqué, on s’est dirigé vers JP. Ça peut arriver à tout le monde. Moi le premier, contre Ajaccio l’an dernier, par exemple… »

 
           Ce match a été chargé en émotions…

          « On est passé par tous les stades. Avant la rencontre, on s’était dit qu’il fallait marquer rapidement, on l’a réalisé. La joie de marquer ! Mais la crispation nous a envahis. Sur l’égalisation je me dis que c’est la malédiction : les buts en fin de match, on les collectionne. On termine enfin par l’euphorie, la délivrance, le soulagement… Un moment intense qu’on a partagé avec le public. Au niveau de l’émotion, c’est notre belle victoire cette saison. »

   
        Estimez-vous le maintien acquis, aujourd’hui ?

        « Pour être sûr, il nous fait trois points de plus. Peut-être faudra-t-il moins, car il y aura beaucoup de confrontations entre mal-classés. Maintenant, ce serait bien d’enchaîner par un bon résultat à Saint-Etienne, histoire de passer quinze jours tranquilles et de recevoir Lens dans de bonnes conditions. Ça pourrait alors déboucher sur un maintien amélioré, ce qu’on recherche depuis le début de la saison. Une preuve qu’on avance petit à petit. »
 

          A titre personnel, vous sembler monter en puissance…

        « Depuis janvier et le match à Lyon, je suis plus régulier. Pas comme l’an dernier : mes performances avaient été en dents de scie après ma blessure. Aujourd’hui, j’ai trouvé ma vitesse de croisière. Physiquement, je me sens très bien en ce moment, mentalement aussi. J’ai pris confiance en moi, je sollicite plus le ballon. J’ai surtout progressé dans la relance. Avant, je paniquais quand je le recevais. Maintenant, je trouve les solutions, je parviens même à le conserver. J’avais un blocage psychologique, mais j’ai franchi un cap. »