Numéro 3 d'avenir

    Formé au Fc Metz depuis ses 15 ans, le joueur au profil de Lizarazu et Heinze, deux latéraux qu'il admire, veut apporter son dynamisme sur le flanc gauche de la défense nantaise.

    Ses longs raids, sous le maillot grenat du Fc Metz, ont fait frissonner les travées de la Beaujoire le 28 mai dernier. Arrivé moins d'un mois plus tard sur les bords de l'Erdre, Franck Signorino s'est d'ores et déjà fondu dans le groupe nantais. Il est vrai que son âge (il aura 24 ans le 19 septembre) et son statut d'ex-international espoir ne jurent pas dans le paysage. Lors de ses premières apparitions sous les couleurs jaune et verte, le latéral gauche à la chevelure blonde a déjà prouvé que son tempérament n'avait rien d'une légende. " C'est un garçon accrocheur, tonique, un défenseur capable de se projeter très vite vers l'avant", analyse Serge Le Dizet. Des qualités de battant qui lui avaient permis de s'imposer sur les bords de la Moselle, à 20 ans. Pour la petite histoire c'est face à ... Nantes, en 2002, que le jeune homme au visage d'ange et à la volonté de fer, avait conquis le public du Stade Saint Symphorien. Gilbert Gress, l'entraîneur d'alors, cherchait un successeur à Phillippe Gaillot, l'un des vieux briscards de la défense messine.

  On parlait de lui comme du nouveau Danny Boffin, surnommé "la mobylette" quand le Fc Metz de Robert Pires avait manqué d'un rien le titre de champion de France. Très vite donc, le public lorrain l'a adopté. Le fougueux latéral gauche aux racines italiennes à alors pris l'habitude de tout donner à chacune de ses apparitions en L1 et en L2. "C'est un défenseur dans l'âme", selon Robert Budzynski.

    Jean Fernandez loue sa "générosité". Le nouvel entraîneur de l'Olympique de Marseille aurait d'ailleurs souhaiter l'emmener jusqu'à la Commanderie phocéenne. Mais le FCNA a eu le dernier mot en lui faisant signer un contrat de quatre ans. "Tu as fait un bon choix de carrière", lui a soufflé son ancien coach lorrain...

" Franchir un palier"

 

    Jaunes de Coeur : Comment s'est déroulé votre intégration au groupe nantais?

    Franck Signorino : "Comme j'avais pu l'espérer. Que ce soit au niveau administratif ou sur le plan sportif, tout le monde a été adorable avec moi. J'ai été agréablement surpris car j'ai suivi la dernière saison du FCNA dans les journaux, et je ne m'attendais pas à une entente si exceptionnelle. Cette période difficile a dû recréer des liens. Ce n'est pas pour faire injure à mes anciens coéquipiers du Fc Metz, mais je n'ai jamais connu une telle ambiance.

   JDC : On vous a particulièrement impliqué dès votre première apparition sous les couleurs nantaises en Autriche lors du match amical contre le Fc Tyrol. Un avant-goût de votre saison 2005/2006?

     F.S. : Serge le Dizet m'a appelé avant mon transfert et je savais qu'il attendait de moi cette tonicité et cette agressivité en défense. Pendant cette première mi-temps, en amical, j'ai donc donné tout ce que je pouvais, et tout ce que lui attendait! je voulais répondre présent dès ma première apparition. 

    JDC : A Metz, vous aviez reconnu un certain manque d'adresse à l'approche de la surface de réparation. Serge Le Dizet a affirmé que vous vous sous-estimiez peut-être. Qu'en est-il exactement?

    F.S. : J'ai souvent été bridé en attaque, je n'ai marqué qu'une seule fois en 83 rencontres de Ligue 1. Mais je ne demande qu'à progresser. Cela passera par la confiance avec mes nouveaux partenaires. C'est certain qu'en venant à Nantes, j'espère franchir un palier de ce côté là."

 Extrait du numéro 18 de "Jaunes de Coeur"