Franck Signorino en veut encore

Les lauriers des sports

      « Il a progressé et il progressera encore. Car Franck est un garçon intelligent, conscient de ses lacunes. » Nous sommes en novembre 2004. Les mots de Jean Fernandez tombent au lendemain de la défaite concédée par les siens, à Saint-Symphorien, devant Caen (1-2). Cinq mois plus tard, le 9 avril dernier, les Messins effacent ce faux pas en s’imposant sur la pelouse normande du Stade Michel D’Ornona (0-1). Victoire de la solidarité scellée par une combativité retrouvée. Sous le ciel menaçant de cette fin de saison, Greg Proment et ses coéquipiers retrouvent les clés de la réussite. A l’image de Franck Signorino. Le défenseur est dans tous les combats. Dopé à la fougue, le blondinet accable le flanc gauche des pelouses qu’il arpente.

           Dans le sillon de ses foulées, le terreau de son envolée : entré au FC Metz par la porte du CFA, courant 2001 – après avoir fréquenté le centre de Clairefontaine – Franck Signorino est aujourd’hui un des joueurs les plus utilisés par Jean Fernandez. 2004-2005, l’année du déclic ? « J’ai entamé la saison sur un bon rythme, comme toute l’équipe d’ailleurs. J’ai essayé d’apporter ma pierre à l’édifice. Ensuite, c’est vrai, j’ai le sentiment d’avoir stagné dans mon évolution personnelle, jusqu’à la trêve. » Généreux dans l’effort, courageux dans l’autocritique. Signorino, bon élève, mais peut mieux faire : « Je savais qu’il fallait que je progresse dans des domaines tels que la relance, la conservation du ballon ou encore l’apport dans le secteur offensif. On m’a fait des nombreux reproches à ce sujet. J’ai travaillé dans ce sens. »  Le labeur et la sueur comme la meilleure des réponses à la critique des observateurs : « Même s’il me reste du chemin à parcourir, j’ai le sentiment d’avoir avancé, d’avoir augmenté mon volume de jeu, avance le joueur de 23 ans. Surtout depuis le match retour face à Lyon."

         L’enfant de Nogent-sur-Marne a bien grandi. Conscient d‘avoir beaucoup fait, conscient de tout ce qu’il reste à faire. En premier lieu maintenir le FC Metz sur le terrain de Ligue 1 : « Rien n’est encore gagné. Il va falloir se battre jusqu’au bout. »