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Une histoire à terminer
Le tour de France du FC Metz d'achèvera samedi. D'août
2004 à mai 2005. Franck Signorino revisite les tracées du
parcours messin. De l'ascension du Vélodrome au dernier col
nantais, l'arrivée n'a jamais été aussi proche. Et
le suspense si prononcé.
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De Nantes à Bordeaux ( 1re-5e journée).
Cinq matches, onze points sur quinze possibles. Le FC Metz prend les
commandes du stade Vélodrome, au soir de la quatrième
journée. Les Marseillais en perdent leur accent (1-3) : « C’est l’apothéose. Le
premier grand moment de la saison. On a étonné le
football français. Malgré la jeunesse de notre
équipe, nous avons montré qu’il y avait de la
qualité et de l’enthousiasme. » La semaine
suivante, Metz « concède
» le nul à Saint-Symphorien face à Bordeaux (0-0).
* D’Auxerre
à Lens (6e-17e journée).
La claque bourguignonne. Metz redescend sur terre.
Première défaite de la saison : 4-0. « Auxerre, c’est dur. Mais on
était amoindri en défense avec les absences de Medhi
Méniri, Stéphane Borbiconi et Jean-Philippe Caillet. Les
vingt-cinq premières minutes sont un véritable cauchemar,
on est mené 3-0. On est passé à côté.
On relève la tête le match suivant, contre Nice (1-1),
mais on prend un but dans les arrêts de jeu. » La
suite, jusqu’à la défaite à Lens (2-0),
début décembre, exhibe « les qualités et les défauts
d’une équipe comme la nôtre. Chez nous, contre
Monaco (1-1), on domine, on fait deux ou trois poteaux. Là, on
se dit que la chance a tourné. Et nous prenons notre
résultat comme une contre-performance. » Ce
ne sera pas la seule. Au terme de la dix-septième
journée, le FC Metz pointe à la quatorzième place
du championnat.
* De Strasbourg à Paris
(18e-19e journée).
« Strasbourg,
c’est un moment important. On s’impose (1-0), on les laisse
à sept points derrière nous et ça nous donne une
bouffée d’air avant d’aller à Paris.
» Au Parc des Princes, les choses se gâtent (3-0) : «
Ce match est dans la
lignée de celui qu’on réalise à Lille (défaite
4-0). On domine plus ou moins le
début, on ne concrétise pas nos occasions et on se prend
un but contre le cours du jeu."
* D’Ajaccio
à Bordeaux (20e-23e journée).
Les lendemains de trêve sont difficiles. La
victoire face à Ajaccio (1-0) est suivie de trois revers
consécutifs, à Lyon( 2-0), face à Marseille (0-1)
et à Bordeaux (1-0) : «
La série nous a fait mal, psychologiquement ça devenait
difficile. Certaines décisions arbitrales se sont
mêlées à notre manque de réussite. »
* D’Auxerre
à Toulouse (24e-31e journée).
Le réveil a sonné. A Saint-Symphorien,
les Messins rassurent leur public en écrasant Auxerre (3-0) :
« On était euphorique !
» Trois buts, première à
Saint-Symphorien. « C’était les débuts de
Bartholomew Ogbeche, et celui ‘‘d’une nouvelle ère. Là, à ce moment, on
s’est dit que la machine était repartie. »
Jugement trop empressé : au cours des sept matches suivants,
Metz ne prend que quatre points.
* De Caen
à Paris (32e-37e journée).
« A Caen
(0-1), on réussit à se remettre dans le droit chemin. »
Un chemin que le FC Metz ne quitte plus. Hormis le faux pas
strasbourgeois (3-1), les joueurs de Jean Fernandez livrent une copie
plus qu’appréciable. Six matches, onze points, les trois
derniers obtenus de façon héroïque face au PSG.
« Caen, Istres, Paris : nous
sommes allés chercher la victoire dans des conditions
très particulières. Notre solidité mentale y est
pour beaucoup… »
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