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La gauche travailleuse
Le
travail accompli par Ludovic Obraniak et Franck Signorino porte ses
fruits.
A trois
minutes de la fin du match, Metz se fait rejoindre au score.
Dans le camp messin, comme dans les tribunes de Saint-Symphorien, le
moral est dans les chaussettes. Et puis Ludovic Obraniak s’empare
du ballon. Une fois de plus. Le milieu de terrain y croit encore. Il
trouve Roy Contout avant que Hervé Tum n’achève le
travail et redonne le sourire à tout un stade. La percée
d’Obraniak a payé.
Hier
soir, le
numéro treize a donné de sa personne pour éclairer
un jeu messin, plongé dans l’obscurité par une
formation d’Istres, qui a sans doute perdu ses dernières
illusions dans sa quête au maintien. Ça, Ludo Obraniak ne
veut pas le vivre. « Metz,
c’est le club de mon cœur
», répète-t-il à l’envi.
Motivé, le milieu mosellan montre l’exemple sur le
terrain. Et sa complicité avec Franck Signorino donne des ailes
au FC Metz. Dans les périodes difficiles, elle soulage le
collectif. Ces deux-là bossent. Et ça marche. «
Avec Franck, explique Obraniak, on s’entend
déjà
bien en dehors. Alors, sur le terrain, c’est plus facile. » Ils
pourraient presque jouer les yeux fermés, tant
leur entente est criante. « Offensivement,
il apporte beaucoup.
Moi, je lui rends la pareille pour les tâches défensives.
Chacun travaille pour l’autre », ajoute Obraniak,
qui a
souvent pris sa chance de loin, hier. Franck Signorino est sur la
même longueur d’ondes. « Nous avons les mêmes
caractéristiques de vivacité, observe
l’arrière gauche lorrain. Lui se place plutôt vers
l’intérieur pour me laisser le couloir, où je peux
exprimer mes qualités physiques. »
Résultat :
face à Istres, Signorino s’est retrouvé à
plusieurs reprises en poste avancé, pour créer le danger.
Reste à peaufiner des détails afin d’être
décisif. Signorino reprend : « On n’hésite
pas à se sacrifier pour son coéquipier, on a plaisir
à travailler l’un pour l’autre. »
Après
la victoire étriquée contre les joueurs de Xavier
Gravelaine, Obraniak et Signorino attendent le salaire du labeur : le
maintien.

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