Signorino gagne du terrain

 

   A l'aise défensivement, le défenseur messin s'efforce désormais d'étoffer sa palette.

   
     La parenthèse Coupe de France est déjà refermée. Elle laisse un goût amer dans la bouche des Messins. Surtout après un tel match, au cours duquel Grégory Proment et ses coéquipiers n’ont pas manqué d’opportunités. Au four et au moulin, comme souvent, Franck Signorino est déçu par le résultat, « frustrant », selon lui ; mais par la manière, qualifiée d’encourageante par le défenseur lorrain. « Nous avons montré un beau visage, notamment dans de telles conditions, note le latéral gauche. Si nous sommes capables de reproduire ce genre de match, c’est de bon augure pour la suite. »

     Metz a craqué une fois, hier soir. Une fois de trop. « Santos marque sur sa première occasion, peste France Signorino, alors que nous aurions pu faire la différence avant. » Le manque de réalisme coûte chez aux Grenats. Les Sochaliens de Guy Lacombe leur ont offert une bonne leçon de côté-là. « Ce sont des détails qui font la différence, c’est rageant, ajoute-t-il. Voilà la différence entre une équipe comme la nôtre qui joue le maintien et celle de Sochaux qui dispute la Coupe d’Europe. »

      Les Messins ont appris à tirer des enseignements positifs dans les défaites. Celle concédée devant les Doubistes a présenté un Franck Signorino plus offensif qu’à l’accoutumée. « L’entraîneur me l’avait demandé cette semaine, explique-t-il. J’ai donc essayé d’apporter des solutions. » Et le blond défenseur a répondu aux attentes, étant l’auteur d’un match complet dans tous les compartiments du jeu. « Quand il est bien physiquement, il est bon techniquement », sait Jean Fernandez. Le défenseur l’a prouvé en s’essayant à des chevauchées sur son flanc gauche. « Ces derniers temps, je me suis montré solide défensivement. Parce que je suis en confiance. Je dois trouver le pendant offensivement. », lâche-t-il. En première mi-temps, il s’est même retrouvé en position de tir. Un petit évènement. « Maintenant, il est presque devenu normal que je prenne l’ascendant sur mon attaquant, observe le joueur lorrain. Pourquoi pas marquer mon premier but prochainement… » Une surprise qui serait agréable. « Je suis sur la bonne voie, j’ai peut-être trouvé mon rythme de croisière. Mais il reste à la fois peu et beaucoup de travail pour qu’un centre se transforme en passe décisive. »