Forum des supporters avec Franck Signorino  
 
 
    Le latéral gauche du FC Metz était l'invité du forum des lecteurs du feu sacré. Il a répondu avec enthousiasme aux questions des participants. Morceaux choisis.  


Franck, nous te connaissons tous comme latéral gauche mais à quel poste as-tu joué à part celui-ci ?

F.S. : Lorsque je suis arrivé à Metz, je jouais ailier gauche ou attaquant. Ensuite, j’ai joué en milieu défensif. J’ai demandé à passer latéral gauche en arrivant avec Gilbert Gress. Je pense qu’avec mon activité, le poste qui me conviendrait le mieux est celui de milieu récupérateur. Mais il me reste des lacunes techniques pour pouvoir y parvenir.

Que penses-tu de l’arbitrage du match Metz – Lyon ?

F.S. : Je n’ai pas bien vu l’action ou Mehdi Méniri s’est retrouvé au sol. Il y a tellement d’accrochages de ce type qu’il me paraît possible que l’arbitre central puisse ne pas le voir. Par contre, l’arbitre assistant aurait du le signaler car c’est exactement dans son champ de vision. Le jeu va de plus en plus vite de nos jours, je pense que les arbitres devraient accepter d’être aidés par la vidéo ou un arbitre de surface.

Quel est ton meilleur souvenir sous le maillot messin ?

F.S. : Je vais peut-être vous paraître paradoxal en disant cela mais il s’agit du match Sochaux-Metz, en demi-finale de la Coupe de la Ligue la saison passée. C’est sans doute la rencontre la plus aboutie que nous ayons fait ensemble, avec l’équipe de l’époque. Nous avions vraiment pris un plaisir énorme à jouer. Cela représente un meilleur souvenir que mon entrée dans le groupe professionnel, puisque nous étions descendus. Quant à la montée, je ne l’ai pas vécu de la même façon puisque j’étais blessé lors du match face à Gueugnon.

As-tu des contacts avec d’autres clubs en vue de la saison prochaine ?

F.S. : A l’heure actuelle, je n’ai pas de contact concret. Je peux le dire désormais, j’en avais l’an dernier. Il y avait Rennes notamment. Ce qui m’avait convaincu de rester était de savoir que Jean Fernandez restait avec nous. Cette fois, comme il a prolongé de deux ans, c’est encore une bonne raison pour que je continue au FC Metz.

Que penses-tu du remplacement de la sortie de l’équipe de Marchal et Morisot…

F.S. : L’équipe allait mal. Nous avions tous fait des boulettes. Le fait qu’ils aient été écartés est une question de circonstances. Le coach a vu qu’ils n’y étaient plus psychologiquement. Il a donc tenté un coup de poker. L’avantage de Mehdi est qu’il en impose rien que par sa carrure. En plus, il possède un meilleur jeu de tête. C’est ce qui a fait la différence.

As-tu été marqué par les sifflets du public ?

F.S. : Nous étions déjà tétanisés par l’enjeu avant de rentrer sur le terrain. Le public n’a fait qu’accentuer cette pression. Quand vous vous faites siffler à la mi-temps alors qu’il y a 0-0, vous n’avez même pas envie de revenir sur la pelouse. Quand on regarde la tête des joueurs à la sortie des matches de Lille ou Toulouse à domicile… ça fait peur. Le vestiaire était mort. Sur le terrain, nous étions complètement bloqués. Personne ne voulait faire la passe vers l’avant. Alors on revenait en arrière et on balançait. Ca devenait du grand n’importe quoi. Il est normal que le public montre son mécontentement, mais cela ne fait qu’empirer les choses. En fait, c’est un cercle vicieux.

Que penses-tu de Jean Fernandez ?

F.S. : Lorsqu’il est arrivé, il a tout de suite annoncé qu’il voulait garder tous les jeunes joueurs et j’en faisais partie. Ca m’a vraiment touché. Avoir la confiance de son entraîneur est quelque chose de très important. En début de saison, j’étais en dedans mais il ne m’a pas lâché. Je lui doit beaucoup de choses. Nous avons une certaine complicité. En fait, je pense que chacun de nous deux a une grande estime pour l’autre. Il est très axé sur le sérieux, la concentration et le professionnalisme. Si vous êtes clair et franc avec lui, il fera tout pour vous aider.

Avez-vous une alimentation surveillée ? Des restrictions ?

F.S. : Nous n’avons pas de programme d’alimentation. Mais nous devons faire attention. Nous sommes pesés deux fois par semaine, le mardi avant le premier entraînement, et le vendredi. Nous avons aussi des amendes si nous dépassons notre poids de forme.


19/05/2004 | P.G.