Signorino : « Le discours de Le Dizet m’a séduit »

 
    Le latéral gauche messin, qui passe ses vacances en Guadeloupe, a rejoint le FC Nantes plein d’espoir pour les quatre prochaines saisons. Soucieux de progresser et d’apporter un plus aux Canaris, ce joueur de 24 ans qui compte 83 matchs de L1 à son actif, est un premier renfort de poids pour la défense nantaise version 2005-2006.

 
      Tout d’abord, êtes-vous heureux d’avoir rejoint le FC Nantes ?

       Oui, c’est une bonne finalité pour moi. Je m’étais déjà mis d’accord oralement sur la question sportive avec Serge Le Dizet et Robert Budzynski. Ça s’est conclu sans aucun problème avec le président M. Gripont. J’ai suivi les tractations de loin, je laissais mon agent régler tous les détails contractuels. La question sportive était déjà évoquée, j’ai été très heureux de donner mon accord pour rejoindre le FC Nantes.

 
      Vous étiez pas mal sollicité, on a parlé du Bétis de Séville, de Nice, de Marseille ou encore de Lille. Pourquoi avoir choisi le FCNA ?

    Tout simplement parce qu’avec le FC Nantes, j’ai été directement en contact avec Serge Le Dizet, qui m’a fait valoir son envie que je rejoigne le groupe. Le faut de se sentir désiré, et de faire partie d’un projet sportif concret, ça donne très envie de venir. Les autres pistes, j’en ai entendu parlé, mais aucun dirigent ne m’a contacté. Aucune n’a dépassé le stade de la rumeur. En ce qui concerne Marseille, on m’en avait beaucoup parlé suite au départ de Jean Fernandez. Malheureusement, on me demandait d’attendre et il n’y avait rien de concret. Il n’y avait pas de raison de dire non à Nantes qui était pour moi la meilleure solution pour progresser dans ma carrière.

 
      Le projet de Serge Le Dizet vous a-t-il vraiment convaincu ?

         Oui, puisque l’équipe en place est déjà de très bonne qualité. Les supporters ont tendance à ne retenir que la saison chaotique, mais les joueurs en eux-mêmes, individuellement et collectivement, et au vu du dernier match, sont largement à la hauteur du haut de classement. Le but de Le Dizet est de réintégrer la première partie du classement, avec les joueurs qui sont en place, plus deux ou trois recrues dont je fais partie. Son discours m’a emballé et le fait que cela vienne d’un club comme Nantes, qui a de grosses structures, fait que je n’ai pas hésité longtemps.

 
      Rejoindre Nantes est-ce une manière de franchir un pallier supplémentaire dans votre carrière ?

         J’étais à Metz depuis l’âge de 15 ans et demi, j’ai éclos il y a trois ans et demi dans l’équipe professionnelle, avec une descente en L2 puis une remontée. Depuis deux ans, les saisons se ressemblaient, puisque l’on jouait le maintien. A force, psychologiquement et physiquement, c’est usant. En plus, on avait l’habitude de repartir chaque année de zéro avec des éléments déterminants qui quittaient le club en fin de saison. Notamment des éléments offensifs. Donc, j’ai émis le désir de quitter Metz pour trouver un club où je pourrais m’épanouir professionnellement et montrer d’un cran dans ma carrière et par rapport à mes objectifs sportifs.

 
        Que représente Nantes à vos yeux ?

         Nantes, pour moi, c’est déjà huit titres de champion de France et trois coupes de France. Et puis c’est le jeu à la nantaise, très fluide, à une touche de balle. Essentiellement du beau jeu, notamment avec la période des Pedros, Loko, Ouedec et ce titre de 1995. Nantes, c’est aussi de grands joueurs comme Deschamps, Desailly ou José Touré. Intégrer ce club me comble et me remplit d’espoir pour la suite de ma carrière. J’espère satisfaire mon nouveau club et être très vite intégré et compétitif.

 
       Quelle place pensez-vous pouvoir viser, entre la première et la huitième place ?

       Je pense que l’entraîneur et nous même serions ravis si on pouvait accrocher une place entre la cinquième et la septième place. C’est un objectif raisonnable, notamment avec les recrues qui doivent venir et l’effectif qui est en place, lequel, comme je le répète, est vraiment de qualité, avec des joueurs comme Da Rocha, Savinaud ou Delhommeau, et des jeunes comme Toulalan et Faé. Jouer à côté d’eux va être un bonheur et va vraiment m’apporter un plus.

 
    Vous avez eu des garanties sur les intentions de recrutement de Nantes ?

         Je n’ai pas eu de réelles garanties et je n’en demandais pas forcément. Le coach m’a appelé et m’a indiqué qu’il allait garder l’effectif intact hormis peut-être le départ de Toulalan sur lequel il ne savait pas s’il pouvait compter ou pas. Il a ajouté qu’il apporterait trois ou quatre retouches à l’effectif, dont moi. Je sais qu’avant moi il y a un milieu gauche tunisien qui a été recruté. Pour l’instant, ses engagements et ses dires se sont avérés, donc il n’y a pas de soucis.

 
    Vous êtes flatté d’être la première réelle recrue annoncée hormis Mhadhebi en mars ?

    Oui, bien sûr. Serge Le Dizeta attendu le verdict du championnat pour me contacter. Quelques jours après, j’avais M. Budzynski au téléphone. Quelque part, ça veut dire que j’étais une priorité pour un club, ce qui est très flatteur pour moi. Il me restait une année de contrat à Metz. Les dirigeants ont mis de l’argent sur la table pour un transfert, ce qui est encore valorisant, et qui indique qu’ils comptent sur moi. Rien que ça, je me dois de leur rendre leur confiance et d’effectuer un très bonne saison dans ce championnat 2005-2006.

 
        Que représente le jeu à la nantaise pour vous ?

         C’est avant tout l’élégance, la fluidité dans le jeu. Le jeu à une touche de balle, le redoublement de passes et d’actions construites. De très belles actions bien finies. C’est un jeu très léché, une machine. Une fois qu’elle est en place, elle fait très mal, on l’a vu en 2001. Ce jeu peut m’apporter beaucoup sur le plan technique et c’est vrai que je ne demande qu’à apprendre de ce côté-là.

 Propos recueillis par Guillaume Rigoreau

Extrait de "Le Foot"