Franck Signorino:"Je suis sur la bonne voie"


       Entré dans la carrière par une place de titulaire, Franck Signorino a cette fois connu le banc de touche pour démarrer la saison. Au quart du championnat, il semble avoir retrouvé sa place et son rythme de croisière. L'occasion d'un vaste tour d'horizon avec lui.

Franck, vous venez d'enchaîner plusieurs matches d'affilée.Votre saison a véritablement démarré?

Disons que depuis le match a Lens(0-2), je retrouve combativité et tonicité, car j'ai plus de jus et plus de vitesse qu'avant. Il me reste à corriger quelques défauts dans la relance, mais là aussi j'ai ressenti des progrès depuis deux matches

Où vous situez-vous par rapport à ce dont vous vous savez capable?

Deux rencontres me servent de référence, la saison dernière, contre Toulouse en championnat ainsi quà Sochaux en Coupe de la Ligue. D'ailleurs, j'ai les cassettes à la maison et il m'arrive de les revisionner.

Résultat?

Il n'est jamais facile de comparer...Ces bons matches coïncident avec de bons résultats de l'équipe, et d'ailleurs je suis persuadé que les performances collectives appellent les performances individuelles. Mais je suis sur la bonne voie, j'en veux pour preuve que je suis moins en difficulté lorsque j'hérite du ballon.

Blessé lors de la préparation, vous n'auriez pas dû jouer contre Ajaccio, puis vous étiez sur le banc jusqu'à la cinquième journée. Comment l'avez vécu?

Etre remplacant se situait dans la suite logique de mon avant-saison, marquée par une indisponibilité de 8 semaines au lieu des 6 annoncées, puis par une déchirure ayant occasionné 15 jours supplémentaires d'arrêt. Au final, je n'ai repris normalement qu'au cours de la semaine qui précédait la venue d'Ajaccio(0-1 1ere journée), ce qui n'excuse pas pour autant ma bourde sur le but.

Même très jeune dans la carrière, vous avez toujours été titulaire. Vous retrouver sur le banc a-t-il semé le doute en vous, voire atteint votre orgueil?

Que mon égo soit atteint m'a surtout encouragé à travailler davantage encore car il faut savoir mettre sa fierté de côté. Encore une fois, par rapport à mon niveau de jeu, il n'était pas illogique d'être remplacant. Je voyais à l'entrainement et j'avais constaté contre Ajaccio que je devais encore progresser.Bien sûr, j'étais déçu de ne pas pouvoir assumer mes responsabilités sur le terrain, surtout que ma princiaple qualité,je crois, concerne mon côté compétiteur. Et si j'ai douté, c'était de retrouver un jour mon intégrité physique.

Ce genou vous cause encore des soucis?

J'ai quasiment arrêté les anti-inflammatoires, mais il m'arrive encore de ressentir une douleur après un match ou une grosse séance d'entraînement. En revanche, je suis débarrassé de l'appréhension du début.

Votre regard de défenseur sur les buts qu'encaisse le FcMetz...

Ce sont des buts casquette. Des buts rageants surtout. Nous nous faisons rarement déborder, nous ne concédons pas beaucoup d'occasions à nos adversaires. D'un côté, cela signifie que nous ne prendrons plus beaucoup de buts lorsque nous ne commetrons plus de fautes! De l'autre, ça veut dire que, si ça continue, ça deviendra difficile pour nous...

Et votre analyse des déboires messins à Saint-Symphorien...

Quatre points sur quinze, c'est très peu : c'est même un parcours de relégable. A domicile, nous n'avons pas fini un match sans prendre au moins un but, preuve de l'urgence d'en finir avec les erreurs défensives. Il y a aussi un manque évident de réussite : un quart de championnat, nous avons touché autant de fois le poteau que, normalement, sur toute une saison.Peut-être aussi sommes-nous plus à l'aise pour jouer le contre plutôt que pour faire le jeu. Pour toutes ces raisons, une certaine crispation grandit à chaque match à la maison. Je me dis que le tour de Coupe de la Ligue, mardi prochain contre Guingamp avant de recevoir Sochaux, n'est peut-être pas une mauvaise chose...

 Recueilli par
Sylvain VILLAUME