Le battement d'aile de Signorino
 

        Le latéral gauche messin s'est engagé pour quatre ans avec les Canaris : "Nantes mérite la première moitié de tableau"
 

    Il s’en va. D’ailleurs, il est déjà loin. En Guadeloupe précisément, où Franck Signorino s’offre un peu d’oisiveté avant de retourner au charbon. Entre ciel et terre, le défenseur messin s‘est donc choisi un nouvel horizon en retournant par fax, vendredi, un précontrat qui l’engage pour quatre ans avec Nantes dès la rentrée prochaine. Les Canaris le pistaient depuis de longues semaines, le joueur se tenait aux aguets, prêts à convertir cette transversale est-ouest. « Si je signe là-bas, c’est qu’on me donne quelques garanties. J’entends parler du flou qui entoure l’avenir du club. Moi, je remarque que la DNCG a donné le feu vert. Serge Le Dizet a été confirmé à son poste et l’effectif ne devrait pas évoluer. Même Toulalan pourrait rester». Convoité par Lyon, l’international Espoirs devrait effectivement prolonger son séjour au bord de l’Atlantique dans le but de s’aguerrir.

         Oui, Franck Signorino met en avant un départ mûrement réfléchi, « attiré par le projet sportif nantais. » Comprenez : la reconquête des sommets après le déclin enregistré ces derniers mois. « La saison a été mauvaise, c’est clair. Mais l’ambition existe. Le challenge, c’est de retrouver dans les trois ans un rang dans la première moitié du tableau. Entre les première et huitième places. Le standing du club et la qualité des joueurs présents le méritent. Nantes, c’est huit titres de champion, des hommes qui ont marqué l’histoire. Ça donne envie d’y être. On ne m’a rien promis mais j’ai compris qu’on allait me faire confiance. » 

         Un chapitre se referme, qui retiendra le panache blond du latéral, élément généreux et reconnaissant. « Metz, c’est tout pour moi, résume-t-il. Huit années de ma vie. Et plus encore, puisque j’ai conclu dès l’âge de douze ans et demi un contrat de non sollicitation. Ce sont les dirigeants messins qui m’ont ouvert la porte de Clairefontaine pour une année de préformation. Ils m’ont donné ma chance. C’est là que j’ai eu mon bac, mon permis de conduire, que j’ai découvert le haut niveau et rencontré celle qui deviendra ma femme. Avant, je répondais que le Paris-Saint Germain était le club de mon cœur. Parce qu’il m’a fait vibrer pendant mon enfance. Aujourd’hui, je peux l’affirmer : il s’agit de Metz . "