Franck Signorino du côté de Nogent

Les souvenirs du défenseur messin


 

        Pour le nouveau locataire du couloir gauche messin, tout est parti de Nogent-sur-Marne, sa ville natale. Et tout s'accélère depuis un an. Voici les premiers fois de Franck Signorino ...

 
    Sa première licence :

"A l'âge de cinq ans et demi, à Nogent-sur-Marne. Deux ans plus tôt, je m'étais déjà présenté, mais la première fois j'étais trop jeune, et la deuxième fois trop petit ! Le club m'avait expliqué qu'il ne faisait pas garderie..."

 
    Son premier poste :

"Arrière gauche, en poussins. Après seulement, j'ai joué milieu de terrain, numéro dix, avant-centre puis ailier gauche. J'étais attaquant lorsque le FC Metz m'a recruté."

 
    Sa première idole :

"Roberto Baggio. Déjà, j'adore la Squadra Azzura, que j'ai toujours soutenue, même face à la France ! Maintenant que j'ai porté le maillot de l'équipe de France espoirs, c'est différent. Ensuite, Baggio était l'homme fort de la Juve et de l'Italie dans les années 90. Aujourd'hui, en fonction de mon poste, mes modèles sont Lizarazu et Heinze."

 

    Son premier contact avec le FC Metz :

"Au cours d'un match avec les moins de treize ans de Nogent. Mon entraîneur m'avait conseillé de m'appliquer, car il savait que Julien Volpé, superviseur du FC Metz, venait me voir. Mais j'étais presque resté insensible à la nouvelle car, à l'époque, je n'envisageais absolument pas le football comme un métier. Il s'agissait juste d'une passion, qui devait passer après mes études."

 

    Ses premiers pas au centre de formation :

"A l'été 97. Et sur des béquilles ! Lors de mon deuxième match amical, fin août, je me suis blessé, une fracture tibia-maléole qui m'a laissé à l'arrêt jusqu'en décembre. Malgré cette blessure, et alors que je n'avais même pas de contrat, le club m'a laissé la possibilité de faire mes preuves plus tard."

 

    Ses premiers potes dans le football :

"Ceux avec qui je partageai ma chambre au centre de formation. Aucun n'a été conservé, et je me demande si je n'étais pas un peu le chat noir. Je pense à Julien Goux, qui venait de Langres, et à Thomas Bignaud, de Sedan."

 

    Sa première convocation avec les pros, l'an dernier :

"Elle m'avait étonné car rien ne le laissait présager. A part pour faire le nombre lors d'une ou deux oppositions internes, en début de saison, on n'avait jamais fait appel à moi et là, au lendemain d'un match de CFA, voilà que je rejoignais le groupe à l'entraînement. Pascal Janin m'a présenté à Gilbert Gress et, à la fin de la discussion, M. Gress m'a demandé comment je réagirais si j'étais aligné à Lyon. Je lui ai répondu que je saisirais la balle au bond. A Gerland, je pense ne pas m'en être trop mal sorti, même si j'ai pris un carton après un quart d'heure de jeu."

 

    Son premier match à Saint Symphorien :

"Une victoire contre Nantes. Tous mes potes du centre étaient là, et moi je me retrouvais sur la pelouse après avoir fréquenté toutes les tribunes. L'accueil du public était plutôt froid, avec des banderoles assez désagréables, avant un dénouement plus chaleureux. Quand à moi, le lendemain, je faisais partie de l'équipe-type de la journée dans le journal L'Equipe. J'avais aussitôt pensé à la fierté que devait ressentir mon grand-père, qui me suit depuis tout petit."

 

    Son premier sentiment, le 4 mai 2002 :

"Je n'arrivais pas à croire à la descente et à la réalité du non match que nous venions de livrer. Tous ces supporters en larmes, ça faisait terriblement mal au coeur. Et voir son nom associé à la première descente du club en D2 depuis trente-cinq ans, ça n'était pas très flatteur."

 

    Son premier but en pro :

"Je l'espère pour cette saison, et pourquoi pas cette semaine ! Que je marque, d'accord, mais qu'au bout il y ait la victoire. Imiter Stéphane Borbiconi contre Niort, par exemple. Et marquer de la tête ... ou du pied droit !"