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Signorino : « Un
état d'esprit positif »
Au FC Nantes,
l’ancien défenseur messin estime avoir trouvé le
club qui lui permettra de « franchir un palier ». A la
veille de retrouver ses coéquipiers, Franck Signorino savoure
ses premiers pas à l’Ouest.
Nantes – Metz, une
rencontre forcément particulière lorsqu’on
s’appelle Franck Signorino…
« Au niveau de l’émotion, oui. Je n’avais
jamais porté un autre maillot que celui de Metz avant
d’enfiler celui de Nantes. Et là, je vais retrouver des
joueurs avec lesquels j’ai été formé, Franck
Béria en particulier, je vais revoir des gens avec lesquels
j’ai partagé plusieurs années de ma
carrière. Oui, ça fait quelque chose… Mais
au-delà de cet aspect, j’essaye de ne pas me mettre de
pression particulière. Je n’ai vraiment pas envie de
passer à côté de ce rendez-vous. »
Du grenat au jaune et
vert. Comment s’est passée la transition ?
« Très bien. J’ai été accueilli
à bras ouverts. De mon arrivée à
l’hôtel à notre départ en stage de
préparation, je n’ai pas eu l’occasion de gamberger.
Tout a été pris en charge pour faciliter mon adaptation.
Que ce soit les dirigeants, l’entraîneur, les joueurs,
chacun est venu vers moi. Et d’emblée, j’ai senti un
état d’esprit positif. Il y a un groupe homogène et
solidaire. Le fait d’avoir traversé pas mal
d’épreuves au cours de la saison passée y est sans
doute pour beaucoup. »
Justement, ces
difficultés rencontrées par le FC Nantes, sur le terrain
comme en coulisses, ne vous ont-elles jamais amené à
reconsidérer votre choix de rejoindre La Beaujoire ?
« Non. J’ai suivi ce qui s’est déroulé,
d’un œil extérieur, mais sans
m’inquiéter. Nantes reste un grand club, avec un
palmarès qui le rend forcément attractif. Le « beau
jeu à la nantaise », les titres de champions, etc…
C’est quand même quelque chose. Lorsque j’ai
annoncé que j’allais quitter Metz pour rejoindre le FC
Nantes, certains m’ont parlé de « régression
», en insistant sur sa dix-septième place à
l’issue du dernier championnat. L’avenir me dira si je me
suis trompé. Mais aujourd’hui, je suis persuadé que
cette saison 2004-2005 n’était qu’un accident de
parcours. Non, vraiment, je ne pense pas être dans le faux.
»
A
l’heure de vos
retrouvailles avec Metz, le classement vous donne raison. Vos anciens
coéquipiers piétinent…
« J’ai vu le match de Metz à Paris,
l’équipe m’a laissé une bonne impression.
Malgré le score et la défaite, les joueurs ont
montré de belles choses. Et quoi qu’il en soit, le volume
technique du groupe a augmenté. Il leur faut juste un peu de
temps : jusqu’ici, les blessés étaient nombreux et
il y a beaucoup de nouveaux. »
Le FC Nantes,
cinquième, s’en sort plutôt bien. Que retenez-vous
de vos premières apparitions ?
« J’ai manqué le premier match, à domicile,
contre Lens (2-0). Mes débuts, c’était contre
Rennes. Je n’imaginais pas la pression qu’il pouvait y
avoir autour de ce derby. Avant le match, dans la presse, on
évoquait une passation de pouvoir entre Rennes, qualifié
pour l’Europe, et Nantes, sauvé de la relégation
à la dernière minute. C’était très,
très chaud ! Mais, on s’en est bien sorti (victoire 3-0).
»
Votre rencontre avec le
public de La Beaujoire ?
« Contre Ajaccio. Malheureusement, on perd (2-0) ce
soir-là… Mais au moment de la présentation des
équipes, lorsque les supporters ont prononcé mon nom,
j’ai eu l’impression de faire partie de la maison depuis
longtemps. »
Bref, vous semblez
à l’aise sous vos nouvelles couleurs…
« Effectivement. En signant ici, je voulais franchir un palier.
Nantes, sa culture club, ses infrastructures, ses ambitions, m’en
offrent les moyens. C’est une équipe qui prend les choses
en main, avec des joueurs de qualité comme Landreau, Toulalan,
pour ne citer qu’eux. Nous courons beaucoup moins après le
ballon et, personnellement, ça va me permettre de
développer l’aspect offensif de mon jeu. »
Extrait
du Républicain Lorrain, 26/08/05

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